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Travailler au Canada depuis le Maroc: permis, Entrée express et pièges à éviter

Verified on 7 October 2026

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Pour travailler au Canada, il faut en général un permis de travail ou la résidence permanente. Une offre d’emploi ne suffit pas : la demande est examinée par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Voici les voies officielles, au 7 octobre 2026, et les signes d’une arnaque.

Une offre d’emploi ne vaut pas autorisation de travail

La plupart des étrangers ont besoin d’un permis de travail pour travailler au Canada. Si vous en avez besoin et n’en avez pas, vous ne pouvez ni travailler légalement, ni déclarer dans une candidature que vous y êtes autorisé.

Le permis le plus courant est lié à un employeur et exige une offre d’emploi. Le permis ouvert n’en exige pas, mais il est réservé à certaines situations. L’outil d’IRCC indique si un permis est nécessaire, et lequel.

Seuls les agents d’immigration du Canada peuvent décider de délivrer un visa.

Le permis lié à un employeur et l’EIMT

Pour demander ce permis, il faut une offre d’un employeur qui ne figure pas sur la liste des employeurs non conformes.

La plupart des emplois exigent une évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT). Ce document prouve qu’il est nécessaire d’embaucher un travailleur étranger pour pourvoir le poste. Les démarches reviennent à l’employeur. Il doit :

  • déterminer si l’emploi exige une EIMT ou s’il en est dispensé ;
  • présenter la demande d’EIMT, si elle est nécessaire ;
  • vous remettre la lettre d’EIMT favorable et son annexe A, à joindre à votre demande de permis.

Certains emplois sont dispensés d’EIMT, mais pas de permis de travail.

À savoir : au 7 octobre 2026, l’employeur paie 1 000 $ CA par poste pour une demande d’EIMT, sauf exemptions. Selon Emploi et Développement social Canada, ces frais ne peuvent pas être payés par le travailleur ni récupérés auprès de lui. L’employeur doit aussi s’assurer que personne ne perçoit de frais de recrutement auprès du travailleur en son nom.

Les offres ouvertes aux candidats étrangers

Sur Guichet-Emplois, site du gouvernement du Canada, les offres des employeurs qui recrutent à l’étranger sont clairement identifiées.

Guichet-Emplois recommande de postuler uniquement à ces offres, après avoir vérifié votre admissibilité à un permis.

Retrouvez les offres d’emploi au Canada ouvertes aux candidats étrangers sur Talent Club.

Entrer au Canada avec un passeport marocain

Les citoyens marocains ont besoin d’un visa de visiteur. Ils peuvent toutefois demander une autorisation de voyage électronique (AVE) s’ils remplissent ces trois conditions :

  • avoir eu un visa de visiteur canadien dans les 10 dernières années, ou un visa américain de non-immigrant valide le jour de la demande ;
  • venir pour un séjour temporaire, normalement de 6 mois au plus ;
  • arriver en avion au Canada, ou transiter par un aéroport canadien.

Sinon, le visa reste nécessaire. Il l’est aussi pour arriver des États-Unis par la route, le train ou le bateau.

Pour venir travailler, même moins de 6 mois, il faut en général un permis de travail. Une fois le permis approuvé, vous recevez un visa de résident temporaire pour prendre l’avion.

À savoir : pour les autres nationalités (Algérie, Tunisie, Afrique de l’Ouest…), l’outil d’IRCC indique le document exigé.

S’installer durablement : Entrée express

Entrée express est le système en ligne d’IRCC pour les demandes de résidence permanente des travailleurs qualifiés. Les étapes :

  1. vous créez un profil, qui entre dans un bassin de candidats ;
  2. IRCC invite les candidats qui ont le plus de points ;
  3. si vous êtes invité, vous présentez votre demande, puis IRCC décide.

Pour le Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), l’offre d’emploi n’est pas obligatoire, mais une offre valide peut rapporter des points de sélection.

Les tests de langue acceptés sont, en français, le TEF Canada et le TCF Canada. En anglais : CELPIP-General, IELTS General Training et PTE Core. Les résultats doivent dater de moins de 2 ans, au profil comme à la demande.

Pour des études faites hors du Canada, ce programme exige une évaluation des diplômes d’études (EDE), qui permet aussi d’obtenir des points. Elle vient d’un organisme désigné par IRCC et doit dater de moins de 5 ans, au profil comme à la demande.

Le Programme des candidats des provinces permet à une province ou à un territoire de désigner, selon ses critères, des personnes qui veulent y résider. Si vous êtes aussi admissible à un programme d’Entrée express, la désignation rapporte 600 points.

Travailler au Québec : des étapes en plus

Le Québec sélectionne lui-même ses travailleurs qualifiés permanents, avec son Programme de sélection des travailleurs qualifiés. Vous déclarez d’abord votre intérêt dans Arrima. Le Québec classe les profils par points et peut vous inviter à présenter une demande de sélection permanente.

Avec le Certificat de sélection du Québec, vous demandez ensuite la résidence permanente au gouvernement du Canada.

Pour un emploi temporaire avec EIMT, le travailleur doit en principe obtenir aussi un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). L’employeur transmet cette demande avec sa demande d’EIMT. Le permis de travail vient ensuite du gouvernement du Canada.

Reconnaître une arnaque

IRCC l’écrit : « Personne ne peut vous garantir un emploi ou un visa au Canada. » Le ministère précise aussi :

  • les frais du gouvernement du Canada se paient au « Receveur général du Canada », sauf indication contraire du bureau des visas ;
  • ses employés ne demandent jamais de virement sur un compte personnel, ni de paiement par téléphone ;
  • ils n’écrivent jamais depuis une messagerie gratuite comme Gmail ou Yahoo ;
  • les formulaires et les guides sont gratuits sur son site.

Le recours à un représentant n’est pas obligatoire. Un représentant payé doit être autorisé :

  • consultant membre en règle du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté (CICC) ;
  • avocat ou parajuriste membre en règle d’un barreau canadien (parajuristes : Ontario seulement) ;
  • notaire membre en règle de la Chambre des notaires du Québec.

Sinon, IRCC peut retourner ou refuser la demande.

Le registre public du CICC indique si un consultant est autorisé à exercer. Pour un avocat ou un notaire, IRCC donne la liste des ordres.

À savoir : selon le CICC, ni l’employeur, ni le recruteur, ni le consultant ne doit vous faire payer l’obtention d’un emploi.

Diplômes et professions réglementées

Pour exercer une profession réglementée, vos titres doivent être reconnus par l’organisme de réglementation de la province ou du territoire visé. Une autorisation d’exercer est ensuite nécessaire. Ce processus est long et peut coûter cher.

L’outil de Guichet-Emplois pour la reconnaissance des titres étrangers indique si votre profession est réglementée dans la province visée, et quel organisme contacter.

À savoir : l’EDE d’Entrée express ne garantit ni un emploi dans votre domaine, ni un permis d’exercer une profession réglementée.

Sources